État de stress à long terme : le début de la fin ? (partie 1)

Par Ghislaine Gatta, Coach Professionnelle – Paris

Un vendredi d’avril, 22h15. Je commençais à m’assoupir face à un écran aussi plat que le contenu de ses programmes, lorsque les pleurs d’une femme m’ont sortie de ma léthargie. Elle se plaignait de maux de tête récurrents qui la clouaient au lit une douzaine d’heures d’affilée,  assortis de violents vomissements de bile d’abord, puis de sang. Alerté par ce dernier élément, son interlocuteur lui prescrivait toute une batterie d’examens. Quelques semaines plus tard, le diagnostic tombait, irrévocable : « Ne vous inquiétez pas ! Vous n’avez rien de grave Madame… Ce n’est QUE le stress ! Tout est bien qui finit bien ! ». Générique de fin sur le sourire du monsieur et les larmes de soulagement de sa patiente.

Je me souviens avoir bondi de mon canapé. 

Comment est-il encore possible, en 2019, qu’un professionnel de la santé de renom puisse conclure son diagnostic par un tel NON-SENS ? 

Comment cela peut-il encore se produire . En effet, nous croulons sous des études démontrant par A+B les dommages parfois irréparables de l’état de stress tant sur la psyché que sur l’organisme ?!?

Se pourrait-il que cet homme ait, ne serait-ce qu’en partie, raison ? 

Eh bien oui et voici pourquoi. Le stress ne présente aucun danger en soi. On peut même dire que c’est majoritairement grâce à lui que l’humanité a survécu aux prédateurs de toutes espèces. Jadis et aujourd’hui encore, il nous protège.

En effet, lorsque nous sommes (ou nous sentons) en danger, nous générons « du stress ». Autrement dit, une merveilleuse réponse autonome de l’organisme qui va libérer dans notre corps un puissant cocktail Molotov chimique. Celui-ci est composé de quelque 1300 substances, les plus connues étant le cortisol et l’adrénaline. 

Et quand les hormones du stress s’activent, elles sollicitent notre système sympathique (avec un nom pareil, on se doute qu’il n’est pas bien méchant…) et commencent les réactions en chaîne : notre rythme cardiaque s’accélère, notre respiration se fait plus courte, nos pupilles se dilatent, nos sucs digestifs s’arrêtent, notre salive diminue, notre sang est pompé vers les extrémités, l’afflux sanguin diminue dans notre néocortex… De façon soudaine, nous sommes l’objet d’un coup d’État du corps sur l’esprit, le mental se tait, et notre corps en toute autonomie puise dans toutes nos ressources vitales. 

En état de stress, la « magie » opère. Ce corps, habituellement discret et silencieux, se transforme en super héros. Il nous permet de nous enfuir, de nous battre ou de nous cacher.

Mais alors me direz-vous, quel est le problème ? 

Un sauveur est un sauveur, non ? 

Un Jedi est un Jedi. Maître Yoda restera Maître Yoda.

Oui, mais… Qu’en est-il d’Anakin Skywalker ?

Que peut-il bien se passer pour qu’un héros protecteur des faibles se retourne contre la communauté qu’il est censé défendre ?

À suivre…

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