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Je dors tout le temps, je dors trop, somnolences à répétition : pourquoi ?

Vous dormez tout le temps, vous dormez trop, êtes fatigué en permanence ? Que cache cette envie de dormir ? La somnolence se caractérise par une envie impérieuse de dormir à laquelle il semble impossible de résister. Cette envie  « physiologique » n’est pas alarmante quand elle survient en soirée. Ce besoin excessif de dormir, tout le temps, devient inquiétant quand il prend un caractère répétitif, il handicape alors le quotidien. La somnolence touche environ 5 à 10% des adultes (de façon intense, et 15% de façon « légère »). La somnolence se déclare régulièrement à la suite d’une nuit agité, d’un sommeil séquencé ou au moment de la digestion, mais parfois des pathologies sous-jacentes se cachent derrière ce problème.

Quelles sont les causes de ce sommeil excessif, d’une envie de dormir tout le temps ?

La première réponse est est évidente, sur le banc des accusés le manque de sommeil, la faible qualité de ce dernier.

Sommeil non suffisant ou trouble de l’horloge interne décalant les phases de sommeil

Les personnes subissant un dérèglement de leur horloge interne sécrètent trop tardivement l’hormone du sommeil : la mélatonine (retard de phase). Elles auront alors le plus grand mal à s’endormir et déploreront des réveils chaotiques au petit matin. L’inverse est également possible, on parlera alors d’avancée de phase, se traduisant par une production intervenant de façon prématurée. Les personnes se réveillent alors avant l’heure et ne parviennent plus à se rendormir. Les causes peuvent être multiples : un décalage en lien avec les heures de lever/coucher, une insensibilité au cycle de la nuit et du jour, des lésions cérébrales, Alzheimer.

Réveils nocturnes, sommeil non réparateur

Même après une nuit de 7 ou 8 heures on peut se sentir épuisé, fatigué, peu reposé. Un sommeil de longue durée peut être contre productif si ce dernier est de piètre qualité. Vous avez envie de dormir tout le temps malgré un sommeil d’une durée correcte et des heures de coucher régulières ? Agissez pour améliorer la qualité de vos nuits, pourquoi ne pas s’en remettre à un complément alimentaire ! Lavilab propose un complément alimentaire sur mesure pour transformer votre sommeil léger en un sommeil profond et réparateur afin d’atténuer cette envie de dormir en permanence. Le complément Sommeil Ultra constitue une solution qui contribuera à réduire vos réveils nocturnes et à diminuer votre sensation de fatigue au cours de la journée et donc votre envie irrépressible de dormir.

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Ronflements et syndrome de l’apnée du sommeil en lien avec un sommeil excessif ?

C’est la 2ème cause de somnolence. Ce syndrome se caractérise par des « interruptions, coupures » inconscientes de la respiration. Ces arrêts influent sut la qualité du sommeil en le dégradant par un mécanisme de fragmentation des cycles de repos. Le syndrome se traduit alors par des ronflements, des impressions d’étouffement, une respiration haletante et bruyante, un sommeil non réparateur. Le sommeil est donc de mauvaise qualité, l’envie de dormir en permanence et de façon excessive est inéluctable.

Hypersomnies centrales : envie de dormir en permanence

Ces troubles s’expliquent par une dégénérescence neuronale provoquant des envies de dormir “tout le temps”. Les individus touchés par ce trouble dorment trop, ils peuvent même être victimes de cataplexie, se traduisant par une perte du tonus musculaire. Les hypersomnies du système nerveux central regroupent différentes pathologies : narcolepsie,  syndrome de Kleine-Levin. Ce syndrome demeure relativement rare, le malade peut alors dormir 20 h par jour. Cette maladie neurologique ne touche toutefois que 1 personnes sur 1 million.

Hypersomnie consécutive à la prise de médicaments

Des traitements peuvent entrainer une somnolence excessive, les sédatifs, les anxiolytiques, les amphétamines, les opiacés. Les anxiolytiques, (Lexomil, Valium) peuvent être inducteurs de sommeil. C’est également le cas des hypnotiques (Imovane ou Stilnox) qui sont susceptibles de provoquer des somnolences persistantes. Les antidépresseurs agissant comme des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (Prozac) sont aussi en mesure de déclencher ces mêmes effets secondaire en donnant envie de dormir de façon excessive.

Dormir tout le temps : troubles de la santé mentale comme la dépression

Trop dormir, dormir tout le temps est parfois le lot commun des personnes souffrant de dépression, exprimant un mal être. Une personne triste, déprimé peut alors se réfugier dans le sommeil excessif pour éviter d’être confrontée à ses angoisses, pour fuir les obligations du quotidien. On parle alors de sommeil protecteur. Dormir devient alors un moyen de ne plus cogiter. Dormir tout le temps témoigne ainsi d’une perte d’intérêt, de motivation, d’un détournement de ses activités et peut se muer en un moyen de lutter contre l’ennui.

L’obésité, le surpoids lien avec la somnolence

Une étude (1) a été menée sur des individus ayant reporté une somnolence diurne, ils ont été suivis sur une période de 7 ans. La prise de poids émerge comme le facteur le plus important sur ce trouble. Quand les participants ont maigri, leur somnolence a également diminué. Le lien entre surpoids et somnolence semble donc avéré.

Le diabète un facteur aggravant de l’hypersomnie

Chez les personnes présentant un diabète de type 1, les hypoglycémies nocturnes sont souvent pointées du doigt dans les insomnies qui causent une grande fatigue en journée. Les variations de la glycémie au cours du sommeil peuvent être mises en cause dans les réveils nocturnes. Les aggravations du diabète peuvent empirer les troubles. Les inconforts musculaires et la polyurie (l’envie d’uriner) sont amplifiés par le diabète et sont autant de facteurs perturbant le sommeil et pouvant entrainer des somnolences et une envie de dormir en permanence.

Le syndrome des jambes sans repos

Ces mouvements, gesticulations intempestives des membres inférieurs se déclenchent souvent la nuit. Ces mouvements brusques et incontrôlables des jambes, provoquent de nombreux réveils nocturnes. Les personnes touchées par les jambes sans repos ne se rendent pas toujours compte de ces secousses gênant au cours de la nuit. Ces “impatiences” tendent se multiplier avec l’âge. Passé 50 ans, 5 à 10 % des personnes sont occasionnellement frappées par cette maladie. Ces soubresauts chroniques s’accompagnent de fourmillements, de picotements qui peuvent nuire au sommeil, provoquer des insomnies et des somnolences diurnes.

Hypersomnie idiopathique avec ou sans sommeil de longue durée

L’hypersomnie idiopathique d’origine neurologique se traduit par un besoin démesuré de dormir en journée. Les personnes atteintes par cette maladie dorment trop (plus de 10h passés à dormir/jour), et éprouvent de grandes difficultés à se réveiller et sont parfois dans l’incapacité de se lever . Ces individus ressentent une fatigue intense et s’assoupissent en journée, ils pratiquent le sieste, longue, et non-récupératrice. Leur réveil s’accompagne d’une certaine confusion :  désorientation spatio-temporelle, pensées floues, aphasie.
2 formes d’hypersomnies idiopathiques sont répertoriées :
-Hypersomnie idiopathique temps de sommeil excessif (+ de 10h/jour)
-Hypersomnie idiopathique sans extension de la durée de sommeil (- de 10h/jour). La durée de sommeil n’est pas anormale, mais elle s’accompagne d’une somnolence diurne sévère.

Quelles sont les conséquences du sommeil excessif, des envies de dormir trop fréquentes ?

Le besoin excessif de dormir n’est pas à prendre à la légère. Cette envie de dormir peut vous mettre en péril et mettre en danger les autres : la fatigue entraine baisse de la vigilance et du temps de réaction, elle est la 1ère cause d’accidents mortels de la route. D’un point de vue professionnel ou scolaire, la somnolence diurne trouble la concentration, le capacité de réflexions, et accroit le risque d’accidents du travail. Elle peut donc augmenter l’absentéisme et altérer les performances. Les conséquences sociales et familiales peuvent être aussi dramatiques : isolement, repli sur soi, désertion des activités sociales, raréfaction des moments passés avec ses proches, baisse de motivation.

L’excès de sommeil, trop dormir augmente les risques de maladies cardiovasculaires

Trop dormir exposerait à davantage de probabilités de développer des maladies cardiovasculaires. Une étude, publiée dans la revue scientifique Neurology en 2015 (2), a communiqué un chiffre édifiant : le risque d’accident vasculaire cérébral est 46 % plus haut chez les individus dormant plus de 8 heures de sommeil. “Dormir trop n’est pas délétère, mais cela peut être révélateur d’un sommeil inefficace, ou d’un problème sous-jacent”.

Hypersomnie : un risque accru d’obésité

Il existe un lien entre sommeil excessif et surpoids. Les conclusions tirées par d’une étude publiée par la revue médicale Sleep Medicine (3) suggèrent les nuits trop longues pourraient favoriser l’obésité. Dormir tout le temps rime avec sédentarité, inertie, tout ce temps passé alité ne vous fait bruler que trop peu de calories. En dormant trop, vous risquez d’éliminer peu et d’emmagasiner davantage et donc de prendre plus facilement des kilos.

Excès de sommeil : plus de risque de souffrir de diabète

Autre conséquence de l’hypersomnie : le diabète de type 2. Dormir trop augmenterait le risque de développer un diabète de type 2, ce risque augmenterait de 14 % pour chaque heure de sommeil au dessus du seuil de 7 heures par nuit, selon une étude publiée en 2015 dans la revue médicale Diabetes Care (4). Dormir tout le temps et trop en journée perturberait le métabolisme du glucose, … L’étude s’intéresse également à la sieste et pointe que ceux qui dorment plus de 1h en journée présenteraient 46 % + de probabilités de souffrir de diabète de type 2 que ceux qui ne pratiqueraient pas (ou peu) la sieste. Chez les gros dormeurs (+ de 9 heures par nuit), le risque est 1,8 fois plus élevé.

Trop dormir entraînerait une dépression

La dépression et le sommeil sont intimement liés. Cet état de tristesse profonde, d’abattement, de prostration peut expliquer vos difficultés à vous lever et votre envie de de dormir en permanence. Les personnes déprimées considèrent ainsi souvent le sommeil comme un moyen d’évasion. Une étude (5) a révélé que dormir trop longtemps déclenchait l’activation des gènes en lien avec les symptômes de la dépression.

Une durée anormalement longue de sommeil favoriserait l’expression des « gènes de la dépression » : L’étude portant sur 1.788 jumeaux, est la 1ère à mettre en évidence une relation épigénétique entre le temps de sommeil et les symptômes dépressifs. Les conclusions révèlent que la durée du sommeil au delà de la fourchette normale, c.-à-d. trop ou pas assez, accroit le risque génétique de symptômes dépressifs.

  • Une durée moyenne s’étendant de 7 à 9 heures de sommeil par nuit cause une influence génétique de 27% sur le risque de symptômes dépressifs,
  • Une nuit inférieure à 5 heures entraine une influence génétique de 53% sur le risque de symptômes dépressifs,
  • Dormir sur une durée outrepassant les 10 heures par nuit exerce une influence génétique de 49%.

Dormir trop et tout le temps : une espérance de vie raccourcie

S’attarder dans les bras de Morphée, entamerait notre espérance de vie ! Un chercheur de l’université de Warwick a aussi révélé que l’excès de sommeil est plus dangereux pour notre santé que le manque de sommeil. Ceux qui dorment plus de 8 heures par nuit ont en effet un risque de mortalité 30 % supérieur à ceux qui dorment entre 6 et 8 heures. (6)

 

 

(1) Source: Sleep 2012 via Eurekalert (AAAS) Obesity, depression found to be root causes of daytime sleepiness (Visuels INSV).

(2) Sleep duration and risk of fatal and nonfatal stroke Yue Leng, MPhil Francesco P. Cappuccio, MD Nick W.J. Wainwright, PhD.

(3) Association between long sleep duration and increased risk of obesity and type 2 diabetes: A review of possible mechanisms Author links open overlay pane lXiaoTanColin D.ChapmanJonathanCedernaesChristianBenedict.

(4) Gottlieb DJ, Punjabi NM, Newman AB, et al. Association of sleep time with diabetes mellitus and impaired glucose tolerance. Arch Intern Med. 2005 Apr 25;165(8):863-7.

(5) Sleep disorders as core symptoms of depression David Nutt, DM, FRCP, FRCPsych, FMedSci,* Sue Wilson, PhD, and Louise Paterson, PhD.

(6) Sleep duration across the lifespan: Implications for health Michael A. Grandner.

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