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Cortisol élevé : les symptômes

Le cortisol est une hormone dont la production émane des glandes surrénales. Cette hormone du stress revêt un rôle clé dans la régulation du glucose sanguin et dans la libération de sucre en puisant dans les stocks de notre organisme pour répondre à une demande accrue en énergie. Le cortisol intervient également dans le métabolisme des graisses et des protéines.

Qu’est-ce que le cortisol ?

Son objectif est de vaincre le péril ou de le fuir. Avec le cortisol, notre seuil de douleur augmente et le corps est prêt au combat. Dans la réaction de fuite, cette hormone conditionne notre corps pour la fuite. Certaines personnes constatent alors qu’elles peuvent être plus endurantes et plus rapides. En cas de burn-out, le cortisol est épuisé. De grands volumes de cette hormone ont été libérées et les réserves sont donc à sec. On va alors se sentir fatigués, notre organisme ne peut plus faire face à la ‘suractivité’.

Cortisol : tout savoir sur l’hormone du stress

Le cortisol est une hormone sécrétée à partir du cholestérol et émise par les glandes localisées au-dessus des reins : les glandes corticosurrénales. Sa fabrication dépend d’une autre hormone, l’ACTH pour adrénocorticotrophine, qui est fabriquée par l’hypophyse. L’hormone du stress, le cortisol englobe ces différentes fonctions :

  • Métabolisation des glucides, des lipides et des protéines : régulation de la glycémie en boostant la synthèse de glucose par le foie, contribue à la stimulation de la libération lipidique et des protéines dans les tissus.
  • Anti-inflammatoire.
  • Rééquilibrage de la pression artérielle.
  • Réponse au stress. Sa fonction est de soutenir l’organisme pour l’aider à le surmonter, en mobilisant l’énergie requise pour alimenter les muscles, le cerveau mais aussi des organes comme le cœur.

Quand cette hormone reste à un niveau élevé sur une période prolongée, elle ne remplit plus ses fonctions bénéfiques et devient alors néfaste pour notre santé. C’est donc son caractère persistant qui peut la rendre néfaste et perturber notre organisme. Son taux varie au cours de la journée. Le cortisol atteint son point culminant le matin et décroit au cours de la journée pour atteindre son seuil le plus bas en soirée. Il est secrété principalement le jour avec une libération toutes les 90 minutes. Les pics les plus importants ont lieu entre 6 et 10h, vers midi, vers 17h30 et vers 21h. L’absence de sécrétion la nuit permet le sommeil et la réparation cellulaire. La sécrétion de cortisol est également plus importante de décembre à mars.

Cortisol élevé : analyse en laboratoire ?

Le médecin est habilité à délivrer une prescription pour une analyse du niveau de cortisol afin de diagnostiquer une atteinte des glandes surrénales ou de l’hypophyse. Le cortisol et l’ACTH sont souvent analysés en même temps.

Le déroulement de l’analyse du cortisol

Avant de se livrer à des examens permettant de déterminer si notre taux de cortisol est élevé, il est recommandé pour ne pas fausser l’analyse du taux de cortisol de ne pas faire de sport avant et d’interrompre les traitements pouvant interférer avec le dosage du cortisol.

Par voie sanguine, la valeur normale de cortisol prise entre 7h et 9h du matin oscille entre 5 et 23 µg/dl (microgrammes par décilitre). Dans l’urine, le niveau de cortisol normalement observé varie entre 10 et 100 µg/24h (microgrammes par 24 heures).

Prise de sang pour mesurer l’hormone “cortisol

L’examen de cette hormone peut passer par une prise de sang, réalisée le matin entre 7h et 9h. C’est durant cette plage horaire que le niveau de cortisol est le plus haut et le plus stable. Le personnel chargé de l’examen effectue un prélèvement du sang au niveau du pli du coude.

Test salivaire

Le prélèvement se réalise sur “Salivette”. Avant le test, la personne doit respecter un délai d’au moins 30 mins sans prise de nourriture ou de boisson.

Mesure du cortisol : test urinaire

Le taux de cortisol peut aussi être mesuré dans les urines. L’analyse de l’hormone du cortisol par voie urinaire peut être intéressante pour le dépistage d’une sécrétion anormalement élevé.

Causes cortisol élevé

  • Syndrome de Cushing, hypertension, surpoids, une hyperglycémie.
  • Tumeur au niveau de la glande surrénale.
  • Infection aiguë.
  • AVC
  • Infarctus.
  • Cirrhose.
  • Alcoolisme chronique.
  • Stress.

Causes cortisol bas

  • Insuffisance surrénalienne;
  • Maladie d’Addison.
  • Insuffisance du fonctionnement de l’hypophyse ou de l’hypothalamus.
  • Corticothérapie prolongée.

Lorsque l’organisme n’est plus en capacité de fabriquer cette hormone en quantité suffisante, des symptômes comme des douleurs au cœur, des nausées, des douleurs abdominales, des inconforts musculaires ou articulaires, des étourdissements et de la fatigue peuvent se manifester.

Complément alimentaire pour réduire le taux de cortisol

Lavilab vous fait découvrir son complément alimentaire No Stress Flash. Ce complément naturel à démontré son efficacité sur la baisse du taux de cortisol. Cette réduction a été prouvée via une étude clinique en mesurant le taux de cette hormone à l’aide d’un prélèvement salivaire et les résultats sont édifiants. Avec ce complément alimentaire anti-stress, le cortisol salivaire n’a augmenté que de 86,3% contre 151,8% pour le groupe placebo pendant et après un stress aigu. Ce complément détonne par sa naturalité, en effet, il a été élaboré avec un extrait d’asperges originaires du Japon, un ingrédient dont les effets relaxants ont été scientifiquement prouvés. Ce complément contient également du Lactium, un actif breveté et innovant, sur lequel le laboratoire Lavilab a capitalisé pour développer sa gamme de compléments anti stress.

Les conséquences d’un taux de cortisol élevé

Des kilos superflus soudains : signe possible d’un taux de cortisol élevé

Une prise de poids rapide peut être le symptôme d’un niveau trop élevé de cortisol. Cette hormone du stress peut conduire à une accumulation de graisse. Certaines études (1) tendent à prouver qu’une concentration haute de cortisol affaiblit le flux sanguin et le convoi du glucose vers le cerveau. Cette hormone du stress peut troubler les cellules du cerveau dans leur faculté à absorber le glucose et peut mener à la destruction de certaines cellules. Le cortisol hormone du stress altère la façon dont le sucre et l’eau sont stockés et atrophie la masse musculaire. Il favorise le stockage des graisses dans la région abdominale, aiguise notre appétit et dirige nos envies alimentaires vers des aliments réconforts plus gras et sucrés.

Le fait d’être confronté à des situations de stress à des situations stressantes contribue à la production excessive de cortisol. Plus le niveau de cortisol est haut, plus la production de glucose est stimulée. Cette hormone agit avec la sérotonine, neurotransmetteur qui intervient dans les pulsions alimentaires. Un taux élevé de l’hormone de stress perturbe le mécanisme permettant de brûler les graisses du corps. Il limite ainsi l’utilisation des cellules graisseuses afin de fournir l’énergie nécessaire à l’organisme.

En règle générale, le cortisol active la lipolyse (processus de dégradation des graisses pour fournir de l’énergie). Cette action vertueuse devient problématique quand le stress perdure. En effet, un taux élevé de cortisol entraîne une résistance à l’insuline, ce qui entrave ce processus d’élimination. En cas de stress intense et répétitif, cette hormone provoque une augmentation de la ghréline (l’hormone de la faim), ce qui pousse à des grignotages intempestifs.

Des manifestations cutanées : l’hormone du stress en cause

La barrière cutanée ne reste pas insensible au cortisol. Cette hormone du stress fait travailler de façon intensive les glandes sébacées qui intensifient leur production de sébum. Les pores s’obstruent alors, des bactéries prolifèrent à la surface de la peau. Le cortisol induit donc une sécrétion plus soutenue de radicaux libres. La peau est alors fragilisée, le stress oxydatif s’installe et les cellules cutanées vieillissent prématurément.

Peau et cerveau sont étroitement liés, par un socle commun embryonnaire : l’ectoderme. En cas de stress, l’hormone “cortisol” affecte le système immunitaire de l’épiderme pouvant déclencher des réactions épidermiques, et menacer le microbiome. Sous l’influence de cette hormone présente à un taux trop élevé, des réactions inflammatoires s’enclenchent pour défendre la peau. La réponse au stress mobilise les glucocorticoïdes. Ces derniers altèrent la fabrication et accélèrent la dégradation du collagène, et de l’élastine induisant une perte de fermeté. Un ralentissement de la régénération et de la cicatrisation de la peau peut alors être observé. Le cortisol fait perdre aux kératinocytes leur mobilité.

La peau est alors moins hydratée, moins protégée. Le film hydrolipidique n’assure donc plus son rôle de bouclier, l’eau naturellement contenue dans l’épiderme s’évapore plus rapidement. Le système de réponse au stress se nomme l’axe HHS, il relie le système nerveux central à celui endocrinien. Des études ont prouvé que chez des personnes atteintes de dermatite atopique, cet axe est déréglé. (2) Les cellules de la peau vont alors libérer des molécules de l’inflammation causant : acné, lésions, rougeurs, picotements.

Des inconforts musculaires et osseux

Un fort taux de cortisol touche muscles et articulations. Cette hormone du stress présente en surabondance affecte la structure osseuse en la fragilisant augmentant ainsi le risque de fractures. Les muscles s’atrophient, causant une faiblesse musculaire. Si vous souffrez d’une maladie articulaire, l’inflammation accrue par le stress (cortisol élevé) peut générer des inconforts. Une étude menée sur des individus atteints d’arthrite rhumatoïde a démontré que le stress représentait la cause la plus fréquente de réveil des douleurs (3). Le cortisol relance la réponse inflammatoire du système immunitaire. Quand ce phénomène survient, des substances nommées cytokines sont libérées. Elles sont ainsi impliquées dans l’inflammation et peuvent détériorer l’érosion du cartilage.

Plus nous sommes soumis au stress, plus l’inflammation s’intensifie, En effet, le cortisol exerce une action sur le squelette. Cette hormone inhibe le développement des ostéoblastes (cellules osseuses). (4) Le stress chronique allonge la durée de la guérison et précipite la dégradation des tissus ce qui expose à un risque accru de blessures. Quand le stress perdure, les muscles réclament plus d’énergie. La libération d’adrénaline est substituée progressivement par celle du cortisol qui entraine alors la dégradation des protéines présentes dans les muscles.

A long terme, cela peut causer de nombreux désagréments : contractions, spasmes, non-élimination des toxines, douleurs, etc. Quand le cortisol grimpe et qu’il se maintient à un niveau élevé, les cytokines inflammatoires peuvent atteindre les tissus musculaires. Les cytokines nous rendent ainsi plus sensibles à la douleur. 

Cortisol et déficience du système immunitaire

Le stress durable est délétère, contrairement au stress furtif, aigu qui booste l’immunité. Quand ce dernier n’est pas chronique, il accroit le nombre de phagocytes et de cellules Natural Killer pour booster la réponse immunitaire. Toutefois quand il perdure, le cortisol est alors trop élevé et on assiste au ralentissement de la division des cellules immunitaires. Le thymus, la glande pilotant la régulation du système immunitaire peut être déréglée par une surabondance de cortisol qui persiste dans le temps. Cette hormone peut provoquer et précipiter la mort de certaines cellules et pousser les défenses immunitaires à attaquer les tissus corporels comme si ces derniers étaient des virus. Les risques d’allergies et d’asthme sont alors plus fréquents. Un excès de cette hormone peut avoir un impact sur les globules blancs qui assurent la protection immunitaire. Ils se raréfient et le risque de tomber malade est accru.

En cas d’hypercortisolémie (taux de cortisol élevé) nos défenses sont fragilisées. Le mécanisme de défense accapare l’énergie de l’organisme au détriment d’autres fonctions : digestive ou immunitaire. Si le stress persiste, nos cellules immunitaires se retrouvent affaiblies et nous sommes alors plus vulnérables à certaines maladies. Avec la baisse drastique des globules blancs, l’organisme est moins armé pour combattre les germes, la réponse à l’infection est donc ralentie.

Hormone du stress : lien avec la dépression

Dans les cas de dépression, on constate une hausse de la production du cortisol et un dérèglement du rythme circadien (d’après une méta-analyse de 144 études) (5). Le stress chronique immobilise le cortex préfrontal gauche, une aire cérébrale impliquée dans les sentiments agréables et positifs. Au stade ultime, le cortex préfrontal droit est également assailli par l’excès de cette hormone. Ce phénomène va entrainer une perte d’intérêt, on a l’impression de se retrouver dans un état d’apathie, de lassitude.

Le stress chronique chez la souris modifie certains récepteurs sérotoninergiques. (6)Ces altérations sont observées chez des humains ayant attenté à leurs jours. On note que la prise d’antidépresseurs induit les modifications opposées sur les récepteurs sérotoninergiques à ceux provoqués par un stress chronique. Cette administration renverse également l’hypersécrétion des hormones du stress. De plus, un nombre important de récepteurs aux glucocorticoïdes (=cortisol et et cortisone) sont localisés dans l’hypothalamus et l’hippocampe, 2 structures qui interviennent dans la régulation de notre humeur et notre capacité à ressentir du plaisir. Le cortisol bloque également les récepteurs stimulés par la sérotonine ce qui entrave la communication de l’information entre les neurones. Ce blocage peut déclencher des troubles de l’humeur.

Notre cerveau est doté d’un système de protection : la barrière hématoencéphalique. Sa fonction est d’empêcher la plupart des molécules et des microorganismes contenus dans le sang de pénétrer le cerveau, en laissant tout de même filtrer l’oxygène et les nutriments. Chez des souris soumises au stress, cette barrière ne joue plus totalement son rôle (7) et laisse alors les molécules pro inflammatoires, favorisant l’apparition de symptômes dépressifs, de se diriger vers le cerveau.

Cortisol élevé : l’hormone du stress qui cause fatigue et insomnies

L’énergie fournie par le cortisol présente l’inconvénient de nous maintenir dans un état d’hyperéveil désavantageux pour l’endormissement. Normalement, en l’absence d’anomalies, une personne subit une montée de cortisol vers 8 heures du matin pour être alerte toute la journée. Chez les sujets présentant un taux élevé de cette hormone du stress, elle s’active au cours de la nuit se traduisant par un sommeil perturbé qui s’accompagnera d’une fatigue au réveil.

Le maintien du cortisol à des niveaux déraisonnables va petit à petit engendrer un défaut de production et à terme, le tarissement des réserves en cortisol. Cet épuisement des stocks est alors associé à une fatigue durable. Le cortisol est l’antithèse de la mélatonine. Ainsi, si votre taux de cortisol est important en soirée, vous êtes alors en alerte permanente. Votre organisme se préparera alors pour faire face au danger. Cette réaction n’encourage par la relaxation propice au sommeil. L’élévation du niveau de cortisol stimule l’activité du circuit neuronal entre l’amygdale et les neurones, ce qui peut donc causer des insomnies. Des études (8) ont prouvé que la privation de sommeil ou les réveils nocturnes faisaient également grimper la production de cortisol, un cercle vicieux se forme alors.

Dormir 6 h par nuit augmente le taux de cortisol dans le sang de 50%. Donc si votre durée de sommeil est égale ou inférieure à 6h, n’hésitez pas à pratiquer la sieste pour réguler votre taux de cortisol.

(1) Physiology, Cortisol Lauren Thau; Jayashree Gandhi; Sandeep Sharma.Author Information Last Update: September 6, 2021.

(2) Altération de la réponse de l’axe hypothalamo-hypophyso- surrénalien et du système sympathique médullo-surrénal au stress chez les patients porteurs de dermatite atopique. Angelika Buske-Kirschbaum, Andrea Geiben, Heike Höllig, Ellen Morschhäuser and Dirk Hellhammer dans The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism Vol. 87, No. 9 4245-4251.

(3) Étude observationnelle des symptômes de stress liés à l’épidémie de Covid-19 dans une cohorte de patients souffrant d’arthrose A.N. Rakotozafiarison, I. Segura.

(4) strEss Et maladiEs ossEusEs : dévEloppEmEnt d’un modèlE pour l’étudE dEs impaCts du strEss sur la santé ossEusE dans lEs populations à risquE Caitlin Porter, Taryn McGregor, Justin McCarthy et Estelle Chamoux* Bishop’s University.

(5) Vreeburg SA, Zitman FG, van Pelt J, . Salivary cortisol levels in persons with and without different anxiety disorders. Psychosom Med 2010;72:340–7.

(6) Social stress induces neurovascular pathology promoting depression Caroline Menard, Madeline L. Pfau, Georgia E. Hodes, Veronika Kana.

(7) Morgane Chatard. Etude des conséquences de stress hypoxiques répétés sur l’intégrité d’un modèle in vitro de barrière hémato-encéphalique. Médecine humaine et pathologie. Université de Lyon, 2017. Français. ￿NNT: 2017LYSES002￿. ￿tel-02369696.

(8) Impact d’une dette de sommeil sur les rythmes physiologiques – 01/03/08 Doi : RN-11-2003-159-S11-0035-3787-101019-ART2 K. Spiegel R. Leproult,,E. Van Cauter.

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