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Comment faire face au stress pendant le confinement ?

En raison de la propagation de la Covid-19, la France est entrée une nouvelle fois en confinement depuis le 28 Octobre 2020. Cela signifie que les Français perdent à nouveau le contact avec le monde extérieur. Cela veut aussi dire s’adapter à un nouveau style de vie et limiter les déplacements. Cette situation inédite peut donc être génératrice de stress pour de nombreuses personnes. Face à cette menace, la charge émotionnelle peut être conséquente. Quels sont les effets sur notre organisme et sur notre moral et comment vivre cette période plus sereinement ?

Les sources de stress

Une étude, récemment publiée dans le magazine scientifique Lancet, a montré que le confinement peut avoir un impact psychologique délétère, avec des troubles de l’humeur, des confusions et du stress (1). Et les causes de ce stress peuvent être multiples.

L’INCERTITUDE

Pour certains, ne pas pouvoir anticiper le futur peut se révéler angoissant. L’absence d’informations concernant un retour à la normale engendre aussi plus facilement du stress. Cette anxiété n’est pas apaisée par les informations médiatiques qui renforcent ce sentiment d’incertitude et d’inquiétude quant à notre avenir proche (situation financière, durée du confinement, travail, etc.).

L’ANGOISSE DE LA CONTAMINATION

Pour d’autres, c’est la peur de la contamination, de soi ou d’un proche, qui crée ce sentiment d’angoisse. En effet, selon une enquête menée pendant le premier confinement par la géographe Lise Bourdeau-Lepage, 90% des personnes interrogées étaient plus inquiètes que d’habitude pour leurs proches (2).

LE STRESS ET TRAVAIL

Le contexte actuel demande une capacité d’adaptation plus importante au niveau professionnel, que ce soit pour le télétravail ou bien sur place. Cette acclimatation peut générer du stress à cause du surmenage, des tensions, de la culpabilité, ou bien par crainte de perdre son emploi ou de contracter la maladie sur le lieu de travail ou dans les transports.

Enfin, la solitude, l’ennui, la privation de liberté, le manque de contact et d’activité physique sont aussi générateurs de stress et ont un impact négatif sur le bien-être des Français. Un bien-être qui est sur la pente descendante : toujours selon l’étude menée par la géographe, 41 % des participants ont évalué leur niveau de bien-être à 5 ou moins (sur une échelle de 1 à 10) contre seulement 9 % avant le confinement. Un confinement qui n’est donc pas sans conséquence sur le moral des Français (2).

Un deuxième confinement qui mine le moral des Français

Ce deuxième confinement semble moins bien vécu que le premier par les Français, selon l’Ifop. En effet, 28% des interrogés admettent ne pas avoir le moral au début du mois de novembre contre 20% en avril lors du premier confinement. Un point confirmé par François Kraus, directeur du pôle Politique et Actualité à l’Ifop : « tous ces indicateurs mettent en exergue une usure psychologique générale » (3).

De même, les états dépressifs sont plus prononcés en ce 2ème confinement. Il est vrai que le nombre de personnes touchées par un état dépressif a quasiment doublé entre la fin du mois de septembre et le 6 novembre, passant de près de 11% à 21%, d’après l’enquête de Santé Publique France (4). Par conséquent, la consommation d’anxiolytiques par les Français est aussi à la hausse (5).

Il existe néanmoins des solutions pour agir et lutter contre le stress pendant le confinement, et d’appréhender le quotidien plus paisiblement.

JE PROTÈGE MON SOMMEIL CONTRE LE STRESS PENDANT LE CONFINEMENT

Tout d’abord, en conservant un rythme de vie. Le télétravail, le fait de passer sa journée à la maison, peuvent vite chambouler l’organisation de nos journées. Ainsi l’heure du coucher est souvent retardée. Cela peut venir bousculer notre horloge interne et avoir un impact sur le bon déroulement de nos fonctions biologiques. Il est donc important de garder un certain rythme au quotidien et se coucher à heure fixe pour préserver un sommeil de qualité. Avant de se ruer sur les psychotropes, des solutions plus naturelles existent pour faciliter l’endormissement ou retrouver un sommeil profond.

JE GARDE UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE POUR LUTTER CONTRE LE STRESS PENDANT LE CONFINEMENT

Ensuite, il est nécessaire de rester actif. C’est reconnu, l’activité physique est bénéfique pour la santé mais également pour la gestion de l’anxiété. Malgré la limite de déplacement, il est toujours possible de sortir une fois par jour pour marcher, courir, faire du vélo et pour s’aérer. Le sport à domicile peut être aussi une bonne option. D’ailleurs de nombreux coachs sportifs profitent du confinement pour multiplier les « live » et sessions de sport sur les réseaux sociaux. Peut-être une bonne raison de s’y mettre !

JE CUISINE ET JE MANGE À HEURE FIXE

Garder le rythme, c’est aussi manger à heures fixes pour limiter les grignotages. En effet, des repas déstructurés ainsi que le stress peuvent être à l’origine de grignotages intempestifs. Dans ce cas, avant d’ouvrir le placard à tentations, on peut se demander si ce qu’on ressent n’est simplement qu’une envie de manger ou de la réelle faim. On peut aussi manger un fruit plutôt que de se ruer vers la tablette de chocolat. En cas de stress entraînant un comportement compulsif, on peut aussi s’aider avec les plantes comme le safran qui ont démontré leur intérêt pour éviter les grignotages.

JE PRENDS DU TEMPS POUR MOI ET JE DÉSTRESSE

Enfin, l’important pour réduire l’anxiété est de rester concentré sur l’essentiel et de prendre du temps pour soi. Entre le travail, le suivi des devoirs des enfants, les transports, la cuisine… les journées restent bien chargées. On commence donc par décrocher des nombreuses informations qui peuvent encombrer le quotidien. Mais également, par s’accorder des moments de détente pour chasser les pensées négatives. Après tout le confinement peut aussi être le moment de se consacrer à des activités délaissées auparavant. Méditation, yoga, tisane avec un livre, une petite marche extérieure, peu importe l’activité, il faut prendre un moment à soi pour se ressourcer. Le tout étant d’éviter d’en arriver au surmenage et à un épuisement psychique et physique.

RÉFÉRENCES

1. Samantha K Brooks, Rebecca K Webster, Louise E Smith, and al. The psychological impact of quarantine and how to reduce it: rapid review of the evidence. The Lancet. Volume 395, ISSUE 10227, P912-920, March 14, 2020
2. Lise Bourdeau-Lepage Le confinement et ses effets sur le quotidien, Premiers résultats bruts des 2e & 3e semaines de confinement en France. https://www.researchgate.net/publication/340917664_Le_confinement_et_ses_effets_sur_le_quotidien_Premiers_resultats_bruts_des_2e_3e_semaines_de_confinement_en_France
3. https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-le-reconfinement-entre-depression-et-transgression/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-francais-et-le-reconfinement-entre-depression-et-transgression
4. https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/covid-19-une-enquete-pour-suivre-l-evolution-des-comportements-et-de-la-sante-mentale-pendant-l-epidemie#block-249162
5. https://www.epi-phare.fr/rapports-detudes-et-publications/covid-19-usage-des-medicaments-de-ville-en-france-rapport4/

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