Stress et sommeil

Près de 50% des Français déclarent prendre du temps à trouver le sommeil et mal dormir (1). Plusieurs facteurs sont à l’origine de la survenue de problèmes de sommeil. Mais, avec 9 Français sur 10 touchés par le stress (2) et 10 millions de personnes se sentant quasiment en permanence stressées (3), le stress et l’anxiété restent parmi les premiers facteurs responsables des troubles du sommeil.

Le stress, un facteur perturbant la qualité du sommeil

Les français dorment en moyenne 1 h 30 de moins qu’il y a 50 ans. Cette diminution du temps de sommeil peut s’expliquer par le stress et les tracas du quotidien, mais également les comportements adoptés par les Français avant de s’endormir : dîner juste avant de se coucher, se coucher tardivement, le manque d’activités apaisantes avant de se coucher ainsi que l’utilisation des écrans avant le coucher.

« Les Français n’ont jamais aussi peu et mal dormi que de nos jours »

conseils-troubles-du-sommeil
conseils-contre-les-insomnies
conseils-troubles-du-sommeil

Le sommeil, si précieux pour recharger les batteries et régénérer l’organisme

Nous passons environ 1/3 de notre vie à dormir, c’est pour dire l’importance du sommeil pour l’équilibre psychique, émotionnel et physique. En effet, bien dormir est essentiel pour de nombreuses fonctions biologiques de l’organisme : récupération, mémorisation, concentration, apprentissage, humeur… Vital, le sommeil est également considéré par la majorité des Français comme un moment de plaisir et de liberté (1). 

Le sommeil correspond à une baisse de l’état de conscience qui sépare deux périodes d’éveil (4). Une nuit de sommeil comporte ainsi plusieurs cycles de sommeil, eux-mêmes constitués de différentes phases qui se succèdent selon une organisation bien particulière (5) : 

  • 1/ période de transition entre l’éveil et le sommeil correspondant à la phase d’endormissement (bâillement, alourdissement des paupières…). Notre activité cérébrale ralentit peu à peu. Nous n’avons pas l’impression de dormir, nous somnolons. 
  • 2/ sommeil lent léger : Nous dormons, notre sommeil est léger et nous pouvons encore percevoir les bruits environnants. 
  • 3/ sommeil lent profond qui apparaît après une vingtaine de minutes. Le ralentissement de l’activité de notre cerveau s’accroît. Nous dormons profondément et nous nous réveillons rarement et difficilement. Ce stade de sommeil profond est réparateur. 
  • 4/ sommeil paradoxal apparaissant au bout d’environ 60 à 75 minutes. C’est la période durant laquelle nous rêvons. Notre activité cérébrale est intense et s’accompagne de mouvements oculaires. De ce fait, ce stade de sommeil est aussi appelé sommeil à mouvements oculaires. Paradoxalement, notre corps est pleinement inerte. 
  • 5/ phase intermédiaire : soit nous passons à un cycle suivant soit nous entrons en phase d’éveil. 

Essentielle pour être en bonne santé, une bonne nuit de sommeil, c’est en moyenne au moins 3 à 5 cycles de 90 à 100 minutes (5). Toutefois, il existe des petits et des gros dormeurs : la durée de sommeil idéale est propre à chacun, varie en fonction de nos besoins et de notre âge.

Le stress et les difficultés d’endormissement

Notre phase d’endormissement est régie par la sécrétion d’une hormone, la mélatonine. Cette hormone du sommeil détermine nos rythmes biologiques et notre cycle éveil/sommeil. Elle est synthétisée dans notre cerveau à partir de la sérotonine, un neuromédiateur, lui-même fabriqué à partir du tryptophane, un acide aminé présent dans notre alimentation.

La sécrétion de mélatonine augmente en fin de journée, particulièrement avant le coucher, lorsque la nuit tombe. En effet, la baisse de la lumière envoie un signal par le biais de la rétine à la glande pinéale qui va sécréter la production de mélotonine.  Elle facilite l’endormissement, entraîne bâillements, envie de dormir et améliore la qualité de notre sommeil. Après un pic de production vers 3 heures du matin, son taux diminue et devient quasiment nul le matin, après le réveil. Puis, pendant la journée, une autre hormone intervient, le cortisol, qui nous tient en éveil et permet de mobiliser nos réserves énergétiques. Ces deux hormones travaillent ainsi en harmonie pour maintenir le bon fonctionnement du corps. 

Cependant, en cas de stress, l’organisme va continuer à produire du cortisol le soir. Vous êtes en alerte constante et ne ressentez pas les signes de fatigue pour aller vous coucher. Ce surplus de cortisol perturbe alors le cycle du sommeil, en particulier la phase d’endormissement, malgré la sécrétion de mélatonine. 

cycle-du-sommeil

Découvrez notre complément contre les problèmes d’endormissement : Sommeil Flash

Le stress et les réveils nocturnes

En cas de stress chronique, l’augmentation de la sécrétion de cortisol agit aussi sur la qualité du sommeil. En effet, si pour certaines personnes l’endormissement est difficile, d’autres ont des nuits agitées, des réveils nocturnes ou un sommeil non réparateur avec une fatigue au réveil et des baisses d’énergie pendant la journée. 

Cet excès de cortisol entraîne une hyperactivité du système d’éveil et donc de plus nombreux réveils nocturnes. Fréquents, ces réveils fragmentent la nuit et sont responsables d’une sensation de sommeil non réparateur. 

Or, un sommeil insuffisant et de mauvaise qualité se répercute sur votre journée et entraîne principalement des baisses d’énergie, de la fatigue, une irritabilité et parfois des pulsions sucrées. En effet, le manque de sommeil perturbe l’équilibre d’hormones associées au sentiment de satiété et de faim (leptine, ghréline, orexine). (4)

Découvrez notre complément contre les  réveils nocturnes et les insomnies : Sommeil Ultra