Médicaments pour dormir

Les benzodiazépines : des médicaments somnifères

Ce qui vient immédiatement à l’esprit quand on aborde le sujet des médicaments sommeil pour dormir, ce sont les somnifères. Ils sont en effet les médicaments le plus convoités pour résoudre ses insomnies. Surnommés hypnotiques, ces médicaments favorisent l’endormissement. Les somnifères sont les traitements médicamenteux les plus lourds. Ils contiennent souvent une molécule hypnotique. Les benzodiazépines (BZD) sont les médicaments les plus souvent prescrits contre les troubles du sommeil. Ces traitements font effet sur l’endormissement, la profondeur et la durée du sommeil. Ces médicaments ont un inconvénient, ils peuvent provoquer une somnolence diurne ou des pertes de mémoire. La prise de ces somnifères présente un risque non négligeable d’accoutumance et de dépendance d’addiction. Le corps s’acclimate aux molécules et réclame un dosage de plus en plus fort pour un effet similaire. De plus, les insomnies peuvent être plus prononcées en cas d’interruption brutale du médicament. Pour éviter ces désagréments, il est primordial de suivre ce traitement sur une durée limitée (max 3 semaines). Les benzodiazépines, troublent la physiologie du sommeil.

Ces médicaments pour dormir exercent une action orientée vers le système nerveux central. Les benzodiazépines possèdent des propriétés hypnotiques (inducteur de sommeil), myorelaxants et anticonvulsivants). Mettre un terme à ce type de traitement de qui dure depuis plus de 1 mois, quel que soit le dosage, peut conduire à un syndrome de sevrage. Ce sevrage doit être accompagné par un médecin. On retire alors 1/4 de comprimé du somnifère graduellement… jusqu’au dernier quart. L’arrêt du traitement doit doit déboucher sur des solutions naturelles (relaxation, complément alimentaire) visant à rétablir un sommeil de qualité sans provoquer de troubles de la concentration.

Ces médicaments ciblent les récepteurs des neurotransmetteurs GABA. Les benzodiazépines, se greffent sur les récepteurs benzodiazépiniques, anxiolytiques, accélérant la relaxation musculaire. Ces somnifères jouent sur la continuité du sommeil (baisse de la durée nécessaire à l’endormissement et diminution de la durée des éveils, prolongation de la durée globale de sommeil). On observe alors une hausse du stade 2 du sommeil lent, une réduction du sommeil lent profond et une autre transitoire du sommeil paradoxal. Ces traitements sont souvent pointés du doigts pour leurs effets secondaires à court terme : somnolence, baisse de vigilance, diminution de la réactivité. D’ailleurs, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament mentionne que la prise de benzodiazépines génère une « altération des capacités de conduite ». Cette altération est corrélée une augmentation de 60 à 80 % des risques d’accidents routiers. Les professionnels de santé prescrivent ces traitements médicamenteux uniquement en cas d’insomnie occasionnelle causée par ex par un événement particulier, stressant ou un traumatisme.

Les médicaments “apparentés” pour le sommeil

Les apparentés comme les médicaments pour le sommeil Zopiclone ou le Zolpidem, dispensent des effets similaires à ceux délivrés par les benzodiazépines. Ces médicaments pour mieux dormir respectent la structure physiologique du sommeil. Leur action est de courte de durée ils sont généralement recommandés dans les cas d’insomnie et de troubles de l’endormissement. Au même titre que comme les benzodiazépiniques, la cure doit être suivie pendant 3 semaines max. Leur utilisation s’est généralisée et a progressivement supplanté le recours aux benzodiazépines. Les raisons ? Ils sont éliminés plus rapidement dans l’organisme ce qui prémunit contre les effets résiduels au petit matin comme l’impression d’être dans le brouillard, d’être endormi au cours de la journée. En raison de cette dissipation rapide, ces médicaments ne sont alors pas nécessairement efficaces pour se rendormir en cas de réveil nocturne.

À la différence des benzodiazépines, le zopiclone augmente la durée totale du sommeil sans réduire la durée du stade NREM-3. Ainsi les phases du cycle naturel sont respectées. Toutefois, chez certaines personnes les risques de parasomnies tel le somnambulisme sont accrus. La durée de prescription de ces hypnotiques doit être la plus courte possible. Dans certaines situations, le traitement doit toutefois être prolongé. Il appartient alors au médecin de réévaluer périodiquement la nécessité de le poursuivre ou de l’interrompre. durée de prescription limitée à 4 semaines

Les antidépresseurs : des médicaments pour dormir

En quantité modérée, les antidépresseurs peuvent parfois être prescrits en cas d’insomnie associée à des troubles de l’humeur. L’insomnie est monnaie courante chez les sujets déprimés. En effet 70 à 90% des personnes souffrant de dépression font état de troubles du sommeil. Certaines molécules contenues dans les antidépresseurs vont accroitre le sommeil à ondes lentes, qui fait souvent défaut aux patients dépressifs. Certains antidépresseurs détiennent en effet des effets sédatifs qui peuvent soulager les personnes anxieuses, stressées qui ne parviennent pas à s’endormir en raison de leur état nerveux, de leurs inquiétudes amplifiées au moment du coucher. Les antidépresseurs dernière génération font effet sur la sérotonine cérébrale. En cas de troubles de l’humeur, de stress, ces médicaments peuvent compenser le baisse de ce neurotransmetteur. Ils procurent alors une sensation de bien être, d’apaisement propices à l’endormissement.

Les médicaments antihistaminques

Les médicaments antihistaminiques comme les H1 à effet sédatif peuvent être conseillés en cas de troubles du sommeil, c’est le cas de la doxylamine. Les traitements médicamenteux à base de doxylamine ont la faculté d’écourter la durée d’endormissement et de prolonger la durée du sommeil. Cependant, la consommation de ce type de médicament doit rester ponctuelle. Ces médicaments peuvent avoir des effets bénéfiques sur le sommeil grâce à une action anxiolytique. L’effet sur le système nerveux est certes moins puissant que celui des benzodiazépines mais ces médicaments constituent des alternatives à envisager lors de formes mineures de stress. Leur action sédative peut aboutir à des manifestations indésirables comme la somnolence, des pertes d’équilibre, des troubles de la mémorisation..

Ces médicaments pouvant améliorer le sommeil sont à éviter si vous devez être en forme et vifs le lendemain. En effet, ils peuvent donner l’impression d’être cotonneux, de ne pas réussir à émerger. Les molécules chimiques antihistaminiques hypnotiques sont issues de la 1ère génération de médicaments antiallergiques. Ces molécules présentent une pénétration facilitée dans le cerveau afin d’inhiber les effets d’autres neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, adrénaline…) et de générer un effet sédatif couplé à un effet adrénolytique (qui stoppe l’adrénaline). Leur utilisation doit être de courte durée (moins de 5 jours). Il existe également des antihistaminiques de 2ème génération, leurs molécules présentent l’avantage de ne presque pas pénétrer dans le cerveau. Ils induisent alors moins de somnolence en journée.

Médicaments sans ordonnance pour dormir ou compléments alimentaires

Si vous dormez mal ou mettez du temps à vous endormir : des médicaments lourds et assommants prescrits uniquement sur ordonnance peuvent vous donner l’impression de planer, d’être sonné. Alors pourquoi ne pas essayer dans un premier temps de tester des compléments alimentaires : des solutions naturelles pour dormir sans accoutumance que vous pourrez vous procurer sans prescription médicale. Si vous n’obtenez pas les résultats escomptés, vous pourrez dans un second temps opter pour des hypnotiques, des somnifères. Gummies, gélules, comprimés : le choix est pléthorique sur marché du complément alimentaire sommeil . Mais avez-vous déjà entendu parler des sticks liquides sommeil ?

Cette forme galénique inédite attise les curiosités. Elle est proposée par le laboratoire Français Lavilab : une référence en matière de bien être et de sommeil. Ce laboratoire commercialise des compléments alimentaires dont la packaging n’est pas sans rappeler les boites des médicaments. En effet, ces solutions hauts de gamme sont à mi chemin entre le médicament et la complément. Elles se rapprochent des standards de qualité exigés pour les traitements médicamenteux. En effet, les teneurs, concentrations affichées dans les compositions sont relativement élevées et ces dosages ne sont pas le fruit du hasard. En effet, ils correspondent aux doses ayant démontré leur efficacité sur le sommeil lors d’études cliniques, de travaux de recherches.

Spray pour l’endormissement

Le laboratoire propose le complément spray sommeil Sommeil Flash. Ce spray à la mélatonine est un incontournable : il se démarque de ses concurrents par la fulgurance avec laquelle il délivre ses premiers en effets. Il faut dire qu’il a été formulé avec une formule émulsionnée relativement fine qui a fait l’objet d’un brevet déposé. Grace à cette micro émulsion ce spray pour dormir à la mélatonine fait effet au bout de 5 petites minutes. Son utilisation est aisée : une pulvérisation sous la langue permet à la mélatonine d’être absorbée par la muqueuse au niveau de la bouche et d’être rapidement disséminée dans l’organisme sans être dégradée par le foie.

Complément pour dormir plus profondément et pour des nuits réparatrices

Autre complément alimentaire Sommeil Ultra : cette solution ne se compose pas uniquement de mélatonine. En effet, elle présente une formulation plus complexe. Ce complément est employé dans le traitement des troubles du sommeil : sommeil léger, peu profond, réveils intempestifs au cours de la nuit. Il améliore la qualité du sommeil et favorise la détente pour écourter le délai d’endormissement. Ainsi avec cette solution qui inclue de la glycine, de la l-théanine, des vitamines vous améliorerez la qualité de vos nuits tout en réduisant la sensation de fatigue ressentie au réveil. Grace à ces sticks sommeil, vous dissiperez votre stress, vos angoisses qui jouent un rôle de perturbateur du sommeil. Vous conserverez également des facultés cognitives optimales. Vous garderez ainsi l’esprit clair et n’aurez pas l’impression d’être endormi au cours de la journée.

Médicaments à base de mélatonine

La mélatonine est endogène. Cette hormone est produite par notre propre organisme. Son rôle consiste à resynchroniser les rythmes biologiques, surtout le cycle éveil et sommeil. La hausse de son taux dans l’organisme peut favoriser le sommeil surtout la phase d’endormissement parfois décalée en raison d’un retard ou d’une avancée de phase. A hauteur de 2 mg par comprimé, la mélatonine est considérée comme médicament qui ne peut être prescrit que sur ordonnance. Ce médicament pour le sommeil dosé à 2mg est dédié aux individus séniors de plus de 55 ans qui éprouvent des difficultés à s’endormir, connaissent des réveils nocturnes et/ou précoces. La mélatonine n’est pas toujours administrée sous forme de médicaments. Elle est aussi commercialisée sous forme de compléments alimentaires destinés à mieux dormir à condition que le dosage ne dépasse pas les 2 mg.

Dans ces compléments, la mélatonine peut être adjointe à des plantes, des actifs relaxants comme la l-théanine, la glycine qui jouent sur la profondeur, la durée du sommeil. Une dose de 1mg de mélatonine apporté via un complément alimentaire fournit 10 fois la concentration max émise par notre organisme au cours de la nuit. L’hormone de sommeil de synthèse apportée est rapidement éliminée par notre corps. Il existe certes des traitements pour mieux dormir à libération prolongée mais cette libération continue, lissée sur toute la nuit risque de se traduire par une fatigue, un manque d’énergie au réveil (la mélatonine faisant encore effet)

Contrairement aux médicaments ces compléments que vous pouvez vous procurer en pharmacie et parapharmacies entrainent peu d’effets indésirables. En effet, peu de symptômes ont été reportés : nausées, maux de tête, crampes abdominales, cauchemars. Ces désagréments sont rares. Dans la plupart des travaux de recherche, ils ne sont pas jugés supérieurs à ceux des placebos. Dépasser le dosage indiqué sur la boite du médicament ou du complément peut provoquer des dérèglements du rythme naturel de l’organisme. La mélatonine contrairement à certaines molécules de médicaments n’entraîne pas de phénomène d’accoutumance.

La fonction de cette hormone du sommeil de synthèse n’est pas de vous faire dormir en vous “assommant”, mais d’indiquer à votre horloge interne que le moment est venu de plonger dans les bras de Morphée. L’Anses émet tout de même des réserves en ce qui concerne l’administration de la mélatonine aux femmes enceintes et allaitantes, aux nourrissons et aux enfants ainsi qu’aux personnes atteintes de maladies inflammatoires. Enfin, les médecins conseillent aux personnes souffrant d’épilepsie, d’asthme de ne pas en consommer sans avis médical.

Précautions avec les médicaments favorisant le sommeil

Les médicaments à effet hypnotique font mauvais ménage lorsqu’ils sont associés avec l’alcool ou d’autres types de traitements tranquillisants comme les anxiolytiques. Les interactions médicamenteuses issues des ces cocktails pourraient donc accroitre l’effet sédatif du médicament et faire baisser drastiquement la vigilance vous exposant à des risques de blessures; d’accidents. Comme les somnifères peuvent provoquer des absences et des étourderies lourdes de conséquence, leur utilisation est contre-indiquée pour les conducteurs. Pour la consommation de mélatonine, les règles à respecter concernent les doses indiquées. Les compléments alimentaires pour dormir comportant de la mélatonine peuvent révéler des effets secondaires si la posologie n’est pas bien respectée.

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