Les somnifères ? Bons ou mauvais pour la santé ? 

Les somnifères, également connus sous le nom d’hypnotiques, sont des médicaments couramment utilisés pour traiter l’insomnie et favoriser le sommeil. Cependant, leur utilisation soulève des questions concernant leur impact sur la santé à long terme et leurs éventuels effets secondaires. Avant de considérer l’usage de somnifères, il est essentiel de peser leurs avantages et inconvénients.

Les somnifères : une solution aux troubles du sommeil temporaire

L’une des préoccupations majeures des utilisateurs de somnifères est leurs effets secondaires et leur possibilité de dépendance. 

Certaines classes de somnifères, notamment les benzodiazépines, créent parfois un besoin psychologique et physique lors d’une utilisation prolongée. 

La molécule de ces médicaments entraîne sur certains organismes, des effets indésirables tels que la diminution de la coordination, voire des troubles de la mémoire et de la concentration. Gare aux accidents de la route si vous devez prendre le volant ! 

La vigilance est indispensable. Les moindres symptômes sur l’organisme doivent être signalés au médecin prescripteur. S’il le faut, le professionnel de santé modifiera le traitement médical. 

Si en simultané, vous prenez d’autres traitements (notamment des antidépresseurs), il veillera à éviter toutes interactions entre les différentes substances.

Tous les somnifères ne présentent pas les mêmes risques pour la santé. 

Les somnifères de nouvelle génération, appelés “hypnotiques non-benzodiazépiniques”, ont été développés pour minimiser les effets secondaires et le potentiel de dépendance.

Ils agissent de manière plus spécifique sur les récepteurs du cerveau responsables du sommeil, ce qui réduit le risque de somnolence diurne. 

Explorer des alternatives naturelles face aux somnifères

Il existe des alternatives naturelles aux somnifères qui ont prouvé leur efficacité pour retrouver un sommeil réparateur et ininterrompu et faire fuir les insomnies.

Ces solutions sont basées sur des plantes, des hormones, des techniques de relaxation ou des changements d’hygiène de vie. 

Les somnifères sans ordonnance ne nécessitent pas de prescription médicale. Ils sont accessibles dans les pharmacies ou parapharmacie en ligne.

Certaines plantes ont des propriétés apaisantes et relaxantes qui favorisent l’endormissement et la qualité du sommeil. Parmi les plus efficaces, on trouve la valériane officinale, dont la racine agit sur les récepteurs du neurotransmetteur GABA, impliqué dans la régulation du sommeil. D’autres plantes, comme l’eschscholtzia, la camomille ou le tilleul, ont un effet bénéfique sur le sommeil, surtout si elles sont associées à la valériane. Elles sont consommées sous forme d’infusions ou de compléments alimentaires.

La mélatonine est une hormone naturelle produite par la glande pinéale située dans le cerveau. Elle est sécrétée en fonction du cycle jour-nuit et régule le rythme circadien, c’est-à-dire l’alternance entre l’éveil et le sommeil. La mélatonine est synthétisée en laboratoire et utilisée comme complément alimentaire pour faciliter l’entrée en phase de sommeil, sans accoutumance ni effets secondaires majeurs. Elle est particulièrement indiquée pour les personnes souffrant de décalage horaire ou de troubles du rythme circadien. La dose recommandée est de 1 à 2 mg par jour, à prendre environ une heure avant le coucher.

Les techniques de relaxation sont des méthodes qui visent à réduire le stress et la tension musculaire. Parmi les techniques de relaxation les plus courantes, on trouve la respiration profonde, la méditation, le yoga, la sophrologie ou l’hypnose. Ces pratiques permettent de calmer l’esprit et le corps, de favoriser la détente et de préparer le terrain pour un sommeil paisible. Elles peuvent être réalisées au cours de la journée ou avant le coucher, selon les besoins et les préférences de chacun.

L’hygiène du sommeil rassemble des règles simples à suivre pour optimiser son environnement et ses habitudes de vie en vue d’un meilleur sommeil. Parmi ces règles, on peut citer : respecter des horaires réguliers de coucher et de lever ; éviter les excitants (caféine, nicotine, alcool) en fin de journée ; limiter l’exposition à la lumière bleue des écrans le soir ; pratiquer une activité physique modérée dans la journée ; créer une atmosphère propice au sommeil dans sa chambre (obscurité, silence, température) ; éviter les repas trop copieux ou trop épicés le soir ; se relaxer avant de se coucher (lecture, musique douce) ; bannir les pensées négatives ou angoissantes au moment du coucher.

Les approches non médicamenteuses comprennent la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui vise à identifier et à modifier les schémas de pensée et de comportement perturbant le sommeil.

Venir à bout des troubles du sommeil

La nervosité est l’une des principales causes des troubles du sommeil, car elle empêche le cerveau de se détendre et de s’endormir. 

Les conséquences d’un sommeil perturbé sont multiples : fatigue, irritabilité, troubles de la concentration, baisse des performances, risque accru de maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, etc. 

Pour guérir un trouble du sommeil, il faut d’abord traiter l’anxiété et les angoisses qui en sont à l’origine. 

Les compléments alimentaires sont en vente libre en pharmacie. Il est essentiel de discuter de l’utilisation de tout supplément avec un professionnel de la santé, car même les produits naturels (mélatonine) peuvent avoir des interactions médicamenteuses et des effets secondaires.

Certains scientifiques émettent l’hypothèse que la majeure partie des effets des somnifères sont liés à l’effet placebo.