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Comment gérer son stress au téléphone ? Les solutions

Mains qui tremblent, voix chevrotante, bégaiements, nombreuses sont les personnes à se sentir stressées au moment de décrocher leur téléphone. Initier une conversation téléphonique s’apparente souvent à un plongeon dans le grand vide. La peur de l’inconnu peuvent faire virer les conversations téléphoniques au cauchemar. Recevoir un appel devient alors une épreuve pour le moins éprouvante. Un appel s’accompagné d’un effet de surprise qui laisse l’interlocuteur pris au dépourvu. Les personnes stressées, anxieuses redoutent les situations peu prévisibles, non planifiées, un appel inattendu peut donc leur donner des sueurs froides : leur discours non rodé, décousu, elles ont du mal à meubler, improviser. De plus, d’éventuels grésillements, problèmes de communication peuvent déboucher sur des qui pro quo. En effet, le téléphone peut créer des malentendus et véhiculer un stress profond.

Surmonter sa peur du téléphone

Le stress téléphonique est attribué en partie à la fluidité des échanges. En effet, on exige une réponse quasi instantané qui laisse peu de temps à la préparation de ses réponses. On peut alors ressentir une certaine peur à l’idée de commettre une bévue, de couper la parole à son interlocuteur. Cette anxiété s’explique aussi par un changement des usages, de nos habitudes de communication. En effet, avec l’émergence des messageries instantanées, des sms, nous structurons davantage nos pensées par écrit en pianotant sur nos claviers. Les messages ont pris le pas sur les appels, nous échangeons moins par téléphone que par le passé. Par exemples, les mails sont souvent un préalable à un appel pour briser la glace et faire connaissance.

En 2011, on passait environ 12 appels par jour, en 2015, ce chiffre est redescendu à 5. Les coups de téléphone se sont donc raréfiés.

Le téléphone vous stresse, vous fait peur ? Inutile de contourner le problème, dans le cadre professionnel, vous ne pourrez pas pas vous soustraire aux situations téléphoniques. Si l’appel est programmé, griffonnez des notes avant l’appel, respirez, et déterminez une limite temporelle en informant l’autre personne du temps dont vous disposez pour échanger. Pour combattre cette peur, ce stress, vous devez vous faire violence, c’est en forgeant que l’on devient forgeron, en vous exerçant vous finirez par considérer les appels comme une formalité et vous vous habituerez. Cela peut sembler contre-intuitif, mais la solution pour dépasser l’anxiété téléphonique est de…parler plus par téléphone.

Ce stress au téléphone touche parfois des personnes qui ne sont pas de nature anxieuse ou timide. Cette phobie du téléphone s’explique parfois par une mauvaise expérience, un souvenir traumatisant encore vif qui marque de façon inconsciente. Il est en effet fréquent de recevoir une mauvaise nouvelle, d’apprendre un décès, une rupture, un accident par téléphone. La peur peut également trouver son origine dans une conversation qui aurait tourné au vinaigre, ou un téléphone décroché par la mauvaise personne. Ainsi, lorsque nous devons passer un coup de fil, on se dit qu’il y a potentiellement un danger. Les réactions possibles à ce moment là sont : l’inhibition, la fuite, ou la lutte. »

Formes de stress au téléphone 

L’absence de visuel source de stress

Décoder le nom verbal, les mimiques et expressions qui traduisent l’état d’esprit, les émotions de la personne, le visage permet de se mettre à la hauteur de son interlocuteur, d’adapter son discours. Quand on est face à une personne, on se fixe des limites on peut édulcorer son propos selon ce dont on s’aperçoit. Au téléphone, la 1ère crainte est la privation de ce sens. Imaginer, interpréter les réactions d’une personne en s’appuyant sur ces intonations, ces silences, les inflexions de sa voix est un exercice de haute voltige. Les conversations téléphoniques sont alors un peu biaisées, car on estime que la communication est à 70% visuelle. Au téléphone, certaines personnes perdent leurs moyens car elles ne savent pas si elles adaptent le bon ton, si leur interlocuteur est agacé. On a parfois l’impression que la personne ne nous écoute pas. On peut alors se mettre à poser des questions incessantes qui trahissent nos peurs, notre stress.

La peur du blanc : un stress immense

Une source de stress fréquente au téléphone est la peur des silences assourdissants, des blancs. Si lors d’un entretien physique vous ressentez un blanc, vous pouvez hocher la tète, esquisser un sourire. Par téléphone ces temps d’arrêts peuvent être stressants. De plus, si ces silences se multiplient, votre interlocuteur peut croire que vous avez raccroché ou que ces coupures sont liées à un problème de réseau. Parfois on veut prendre la parole mais on ne sait pas si notre interlocuteur a vraiment fini sa phrase. On hésite alors à répondre. Il est parfois difficile de déterminer si c’est notre tour ou si notre interlocuteur est en pleine réflexion. Le blanc peut également être un moyen de nous perturber, pour nous mettre la pression. Il peut en effet s’agir d’une technique commerciale : celui qui craque le premier est généralement celui qui a perdu la communication.

La peur du bégaiement : le stress ultime

Au téléphone, on a tendance à parler plus fort, à accentuer certaines intonations, à faire attention à son langage. Les personnes stressées n’ont en général pas envie de s’éterniser, elles préfèrent un appel expéditif et sont pressées d’en finir (phrases brèves et laconiques, réponses par des affirmations ou négations sans entrer dans les détails). On assite alors souvent à une accélération du débit de parole. Certains mots peuvent alors être aspirés. Cette volonté de parler rapidement pour écourter la conversation peut conduire à des problèmes d’élocutions comme le bégaiement.

Quelques techniques, solutions pour gérer son stress au téléphone

Exercez-vous, vous avez besoin de vous entraîner pour gagner en confiance. Vous pouvez décrocher votre téléphone pour passer des coups de fil expérimentaux pour vous faire la main. Par ex appelez un commerçant pour vous renseigner sur les horaires d’ouverture, pour poser des questions. S’imposer des appels constitue une solution efficace pour remédier à ses peurs, car c’est par la répétition et la confrontation à une expérience stressante que l’on parvient à la rendre inoffensive.

Vous pouvez également recourir à la technique de la «restructuration cognitive» en vous posant des questions pour désamorcer la pseudo gravité de la situation. Par ex quand vous n’osez pas et avez peur de déranger “Pourquoi est-ce qu’ils décrocheraient leur téléphone s’ils n’étaient pas disponibles pour parler ? Essayez de vous autoconvaincre avec des phrases que vous pouvez vous marteler avant le moment fatidique.

Se fixer des objectifs : une solution pour un appel serein

Repensez à la finalité de l’appel. Réfléchissez à la façon dont votre conversation va se dérouler sous forme d’étapes un peu comme une dissertation. Soignez votre introduction, puis abordez la conversation sous forme de thématique pour ne pas vous emmêler les pinceaux. Cette structuration, cette organisation vous aidera à réduire votre anxiété. Faites une liste des questions que vous voulez poser. N’hésitez pas si l’appel est programmé bien avant, à vous entrainer en vous enregistrant avec le dictaphone de votre téléphone ou dessinez des schémas.

Complément alimentaire contre les coups de stress

Vous avez un appel programmé ? Vous vous apprêtez à passer un entretien par téléphone ? Vous allez vous entretenir avec une personne qui vous intimide ? Pour lutter contre votre stress, dégainez le complément alimentaire No Stress Flash. Ce complément vous aidera à surmonter vos pics de stress et à appréhender avec calme et sérénité les appels qui vous angoissent. Ce complément agira sur le cortisol (l’hormone du stress) et contribuera au maintien de vos fonctions cognitives. Plus détendus, moins stressés vous aurez moins de difficultés à présenter votre discours, vos arguments et parviendrez à garder le contrôle sans flancher.

Débuter par des appels moins angoissants : une solution pour chasser la peur

Les appels se suivent et ne se ressemblent pas. Certains appels sont moins sources de stress que d’autres. Pour vous habituer, commencez à passer des coups de fil qui vous causent moins d’anxiété, à des interlocuteurs qui vous sont familiers avec lesquels vous vous sentez à l’aise. .

Filtrer ses appels pour être plus calme en ligne

Si vous stressez à l’idée de répondre au téléphone, filtrez les appels. Pour surmonter cette angoisse, il faut identifier les différents types d’appels. Si ces appels sont attendus, (entretien, rdv téléphonique), ils vous laissent le temps de vous préparer psychologiquement et de travailler votre discours. Si ces appels sont inopinés, souvent le numéro qui s’affiche n’est pas enregistré dans votre répertoire, voir masqué, vous ne connaissez donc pas l’objet de l’appel ni l’identité de la personne : ces appels sont les plus déstabilisants. Laissez le téléphone sonner et composez ensuite le numéro de votre répondeur pour consulter les messages. Ainsi, vous évaluerez la nécessité de rappeler la personne et le degré d’urgence, le fait que la personne décline son identité sera rassurant. Souvent les personnes stressées de nature vérifient qui est cette personne pour se sentir en confiance et se préparer.

Assumer et dédramatiser lorsqu’on commet une erreur pour gérer son stress

Vous bégayez, perdez vos mots, avez du mal à formuler votre réponse ? Assumer pleinement vos petites lacunes, vos bourdes pour détendre l’atmosphère. Ne cherchez pas à trouver une réponse à tout prix. Si vous n’êtes pas surs, assumez le de façon décomplexée. Vous pouvez dire à la personne en ligne, que vous lui répondrez ultérieurement par mail. Ainsi, vous vous laisserez le temps de développer votre réponse. Vous pouvez également transférez l’interlocuteur à une autre personne. Gardez à l’esprit que le rire et l’autodérision vous aideront à désamorcer la situation au téléphone et à chasser le stress à vous décrisper.

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